C’est une annonce inattendue
qui a été publiée ce jeudi sur LinkedIn. L’Union française des clubs d’esport professionnels (UFCEP) a indiqué qu’elle retirait sa candidature pour encadrer
la sélection française à l’Esports Nations Cup. L’UFCEP était publiquement en concurrence avec une autre entité importante de l’écosystème tricolore, France Esports. Le résultat du processus n’a toutefois toujours pas été communiqué et le retrait de l’UFCEP ne signifie pas la victoire de France Esports.
“Cette décision intervient à la suite des derniers développements entourant les modalités de sélection et le cadre du projet”, explique l’UFCEP dans son communiqué. “Les discussions ont conduit à envisager des conditions d’association et de gouvernance qui ne correspondaient pas à la vision portée par les clubs professionnels. En l’absence d’alignement sur ces éléments structurants et malgré les propositions faites, les clubs et leurs partenaires se sont retrouvés dans une impasse, rendant la poursuite de la candidature impossible.”
La candidature de l’UFCEP, qui réunit de nombreux clubs majeurs de la scène française (Karmine Corp, Team Vitality, Solary, Mandatory, Joblife, Gentle Mates, Galions…) jouissait naturellement du soutien populaire des fans. Mais l’Union bénéficiait aussi d’appuis institutionnels très influents. “
L’UFCEP se félicite du soutien exprimé au plus haut niveau de l’État par le président de la République, qui vient reconnaître le travail collectif mené depuis un an pour structurer et représenter non seulement l’esport professionnel mais aussi les fans français”, avait ainsi
écrit l’UFCEP sur LinkedIn le mois dernier.
120 pays, 16 jeux
Si l’association ne chapeautera pas les affaires des Bleus en Arabie Saoudite, les clubs resteront mobilisés, précise le communiqué. “Cette décision ne constitue pas un désengagement de ses membres vis-à-vis de l’initiative, ni de leur ambition de contribuer au rayonnement de la France sur la scène internationale”, assure l’Union. “Elle s’inscrit au contraire dans une volonté de cohérence et de responsabilité, sur un projet structurant pour l’écosystème français.”
Dans cette même logique, les clubs membres de l’UFCEP ne bloqueront pas les joueurs éventuellement appelés à défendre la bannière tricolore lors de la compétition. Secrétaire général de l’union, Arthur Perticoz a indiqué, quelques heures après l’annonce, la tenue d’un stream ce jeudi à 18h CET pour donner davantage de détails sur la situation. Pour rappel, l’ENC se déroulera à Riyadh du 2 au 29 novembre prochain et opposera au total près de 120 nations sur 16 jeux parmi lesquels
League of Legends, VALORANT, et
Rocket League.
L’Esports World Cup Foundation (EWCF) doit choisir pour chaque pays un “National Team Partner” (NTP), soit un partenaire national. Les NTP coordonnent la représentation nationale pour l’ENC, supervisent et accompagnent les sélectionneurs des équipes nationales. À travers des campagnes marketing, des communications sur les réseaux sociaux, ainsi que des collaborations avec des créateurs de contenu, des médias et des institutions publiques, ils ont pour mission de mobiliser leurs communautés locales afin de développer un véritable engouement national autour de leurs équipes.
Les pays pourront composer leurs rosters sur les différents jeux jusqu’à fin avril. Sur la quasi-totalité des jeux, un certain nombre de nations seront invitées au regard des performances des joueurs, et des qualifications seront organisées pour compléter le tableau de chaque tournoi.
Every Game for Esports Nations Cup 2026:
- Mobile Legends: Bang Bang (32 nations)
- Trackmania (32 players)
- Dota 2 (32 Nations)
- FATAL FURY: City of the Wolves (32 players)
- Chess (128 players)
- Honor of Kings (24 nations)
- Counter-Strike 2 (24 nations)
- EA Sports FC (128 players)
- Rainbow Six Siege (24 nations)
- PUBG: BATTLEGROUNDS (24 nations)
- Apex Legends (40 nations)
- VALORANT (32 nations)
- Rocket League (48 nations)
- League of Legends (32 nations)
- PUBG: Mobile (32 nations)
- Street Fighter 6 (24 nations, TBC)