La
domine le
Spring Split 2026 du LEC après avoir remporté ses trois rencontres à Évry-Courcouronnes. Invaincus avec un bilan parfait de 6–0, le Blue Wall prend désormais
la direction de Madrid et des playoffs du LEC, avec l’ambition de s’imposer comme la meilleure équipe d’Europe et de décrocher leur qualification pour le
Mid-Season Invitational en Corée.
Dans une interview exclusive,
Sheep Esports s’est entretenu avec l’AD Carry star
pour évoquer son ascension sur la scène européenne, son rapport à la santé mentale, ainsi que les défis qui attendent lui et son équipe.
Votre rythme s’intensifie avec le roadtrip à Évry-Courcouronnes, puis Madrid, avant les playoffs. Pour toi qui es encore jeune et dans ta deuxième année en LEC, comment tu abordes ces échéances ?
Caliste "Caliste" Henry-Hennebert : “Il y a surtout beaucoup d’excitation. J’ai toujours hâte de jouer sur scène, surtout devant un si grand public, même contre un public “ennemi” comme à Madrid. Les matchs là-bas auront un enjeu important — ça sera un peu similaire aux finales du LEC Versus.
Forcément, il y a aussi de la pression et de l’adrénaline. Ce sont des choses qu’on ne peut pas vraiment arrêter. Tout ce que tu peux faire, c’est apprendre à les contrôler. J’essaie justement de gérer ça au maximum pour que ce soit bénéfique plutôt que néfaste. L’objectif, c’est essentiellement de profiter des moments avec l’équipe et que je me fasse confiance.
Sur l’ensemble du split, je me suis beaucoup concentré sur ma communication pour aider l’équipe dans ses prises de décision. Maintenant que c’est devenu plus naturel, je peux me recentrer davantage sur mon niveau individuel.
Dirais-tu que ce sont des choses que tu as beaucoup travaillées ? Gérer l’adrénaline, le stress, surtout car tu es une des figures les plus médiatisées chez la KC ?
Caliste : Oui. De base, je suis quelqu’un d’assez anxieux. Forcément, quand j’ai rejoint la KC, je me demandais vraiment si j’allais réussir à tenir et gérer cette pression. Mais au final, je me suis rendu compte que comme c’est ma passion, et surtout grâce à l’accueil des fans qui a été incroyable et qui continuent de me soutenir, je ne ressens pas du tout ce stress.
Il y a toujours de la pression quand on monte sur scène, mais elle est devenue vraiment positive. Et honnêtement, ça m’a surpris : je ne me suis jamais senti aussi bien sur scène qu’en ce moment.
Tu sens une vraie évolution depuis tes débuts en LEC ?
Caliste : Clairement. À mes débuts, il y avait plus de pression, avec beaucoup d’attentes autour de moi. J’étais aussi moins bon joueur qu’aujourd’hui, avec moins d’expérience, même si ça ne remonte qu’à un an. Mais il se passe énormément de choses en peu de temps, donc j’apprends beaucoup et j’essaie de continuer à progresser en permanence. Aujourd’hui, j’arrive clairement mieux à gérer tout ça.
Avec les playoffs qui arrivent et l’enjeu du retour en Corée avec le MSI, il y a un sentiment d’inachevé qui plane après le First Stand de l’an dernier. Est-ce que ça vous motive encore plus de potentiellement avoir cette chance aujourd’hui ?
Caliste : Les trois joueurs qui sont restés après l’an dernier ont vraiment à cœur de retourner sur la scène internationale, notamment au MSI et aux Worlds, ce qu’on n’a pas pu faire ensuite. On a vécu le First Stand en 2025, et c’était une très belle expérience. On a partagé des moments vraiment forts.
Cette année, avec cette équipe, même dans les moments de pression, on est très soudés. On reste ensemble et on passe de bons moments, ce qui est important. Donc oui, on a vraiment envie d’y retourner, d’aller au MSI et aux Worlds, et d’essayer de faire de bonnes performances, comme on avait pu le faire au First Stand.
L’an dernier, tu as déjà vécu ton premier événement international avec le First Stand. Est-ce que tu sens que tu pourrais aborder ce prochain MSI différemment, surtout par rapport à la gestion du stress ? Parfois, des joueurs se bloquent à l’international face aux grands noms de l’esport asiatique.
Caliste : Je pense que j’ai eu cette phase-là au First Stand 2025. Forcément, il faut s’adapter. Je me suis rendu compte que je ne jouais pas comme d’habitude, qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Ça s’est un peu vu sur le tournoi.
Contre des équipes comme TES ou HLE, ça allait déjà mieux. Donc j’ai un peu appris ma leçon sur ce premier événement international : j’avais trop de respect pour les autres joueurs.
Prochain événement international, je vais juste jouer comme un psychopathe, et bonne chance. De toute manière, en réalité, quand tu regardes les meilleures performances des ADC sur les deux dernières années, ces joueurs n’ont pas peur et ne respectent personne. C’est ce qu’il faut faire.
Un dernier mot avant le déplacement à Madrid ?
Caliste : J’aurais envie que des événements comme aux Arènes d’Évry-Courcouronnes continuent tout le temps, mais il faut bien conclure.
Pour Madrid, on va revivre un peu la même chose, mais cette fois dans le camp adverse, donc ça va être encore plus difficile. En plus, on aura des adversaires encore plus compliqués à affronter. Ça va être une très grosse semaine, et on va tout donner.”